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Langues

Fichier:Languages of Europe.png

Carte des langues en Europe.

Avec plus de 720 ou 980 millions d'habitants et sur une surface réduite pour une moyenne d'une langue pour 4,3 millions d'habitants, l'Europe bénéficie d'une grande richesse ethnoculturelle et une pluralité de langues. Les cultures germaniques, slaves, latines et finno-ougrienne sont traduites par la diversité des langues parlées : 120 langues et dialectes ont des racines indo-européenne ; latines et grecques au sud, germaniques au nord et au nord-ouest ; slaves à l'est et en Europe centrale, seul le groupe des langues finno-ougriennes (regroupant le finnois, estonien et le hongrois) et la langue basque ne font pas partie des langues indo-européennes.

Administrativement, l'allemand, l'anglais, le russe, le français et l'italien dominent mais l'Europe est linguistiquement beaucoup plus riche puisque les 50 États européens (tous souverains, hormis Gibraltar) de la grande Europe géographique regroupent 35 langues officielles, enrichies de 225 langues secondaires non officielles. A tel point qu'Umberto Eco dit : « la langue de l'Europe, c'est la traduction ». Ces précédents chiffres peuvent paraître élevés, mais il ne représente que 3 % du total des langues vivantes encore parlées sur la planète.

En Europe de l'Ouest (France, l'Espagne, Royaume-Uni, Italie, etc.) les langues vernaculaires sont souvent régionales et très minoritaires, parfois au bord de l'extinction, mais certaines (breton, basque, flamand, le dernier étant un dialecte du néerlandais, sont plus reconnues, et enseignées en France, plutôt à l'Université, mais parfois dès l'enfance : école Diwan en Bretagne). En Espagne, c'est le cas du basque, du catalan et du galicien. Pour le Royaume-Uni, c'est le gallois, l'écossais et l'irlandais. Le français est reconnu en Italie dans le Val d'Aoste, comme le sont le féroïen aux îles Féroé, ou le frison aux Pays-Bas, etc.

Une langue unique n'est officiellement parlée que dans 3 petits États : l'Islande (où l'on parle islandais), le Liechtenstein (où l'on parle allemand), et la République de Saint-Marin (où l'on parle italien). L'État de la Cité du Vatican (plus petit État européen) est un cas à part : l'italien y est la langue véhiculaire, le latin (réputé langue morte) y est la langue juridique, le français y est la langue diplomatique (le Vatican se fait enregistrer comme État francophone auprès des organisations internationales), et l'allemand est la langue en usage dans l'armée (la Garde suisse). Les autres États comptent tous plusieurs langues vernaculaires, tant dialectes que langues à part (plus ou moins reconnues et souvent non enseignées) et jusqu'à plus de 10 pour l'Allemagne (21 langues), l'Azerbaïdjan (13), la Bulgarie (11), l'Espagne (14), la France (25), l'Italie (33), la Roumanie (14), le Royaume-Uni (12). La vaste Russie regroupe à elle seule 56 langues sur son territoire.

Certaines langues régionales, sans statut officiel (bien que doublant parfois les noms de communes ou de rues) persistent et sont parfois protégées et enseignées, souvent avec le soutien de collectivités locales ou régionales (breton, corse, occitan en France, sarde en Italie, lapon en Scandinavie.

Les système d'écriture en Europe repose soit sur l'alphabet latin soit sur l'alphabet grec (dont dérive l'alphabet cyrillique utilisé dans les langues slaves)

Le rêve d'une langue commune en Europe, tel que, Ursprache ou esperanto, ne s'est pas concrétisé au cours XX siècle.

La solution du « tout-à-l'anglais » que prônent certains, entre autres les anglophones est de moins en moins partagé. Cela s'explique parce que l'anglais n'est plus la langue dominante confirmant ainsi la politique actuelle plurilinguisme de l'Union européenne. Le rapport Grin a étudié les différents système linguistiques qui pourraient être utilisés dans l'union européenne et a déterminé les avantages et les inconvénients de chacun d'entre-eux.

Aux langues originaires des pays d'accueil s'ajoutent les langues maternelles des populations circulantes (Roms), migrantes ou réfugiées, et tout particulièrement l'arabe, le berbère, le turc, l'hindî, etc. Il existe aussi des mélanges qui naissent dans les banlieues du continent ou dans les territoires d'outre-mer (créole), des adaptations (verlan), des langues spécifiques à des corps de métier (Louchébem) ou des communautés y compris virtuelles sur l'internet.

L'Europe fut dès l'antiquité avec galien l'initiatrice de la création des langues dites artificielles tel que : le volapuk , l'esperanto , l'ido


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